Ressources en contrôle technique pour l’Afrique
Chez LM BTP ingénierie, nous mettons à disposition de nos clients et partenaires un ensemble de ressources pratiques et documentées pour accompagner toutes les étapes d’un projet de construction. Ces documents facilitent la compréhension des normes, la maîtrise des risques et la conformité réglementaire sur le chantier.
Objectifs des ressources
Notre ambition est de faciliter le dialogue entre les acteurs de la construction – maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, entreprises – en proposant des outils pédagogiques et décisionnels fiables. Tous les documents disponibles sont alignés sur les pratiques actuelles et les standards internationaux du contrôle technique.
Documents techniques à télécharger
Nous avons rassemblé les guides et fichiers suivants, disponibles en téléchargement :
- Contrôle technique dans la construction – Présentation complète des missions CTT et des obligations réglementaires
- Contrôle des travaux de terrassement – Mesures de sécurité, blindage, risques liés aux tranchées
- Sécurité près des lignes électriques – Préconisations de protection autour des installations aériennes
En savoir plus
- Liste des pays ciblés – Zones d’intervention en Afrique de l’Ouest et centrale
- Missions de contrôle technique – Description des différentes missions : solidité, sécurité, hygiène, etc.
- PCPR – Composantes d’un pont routier : tablier, appuis, fondations
- Classification IQOA – Évaluation de l’état des ouvrages d’art, du bon à l’urgent
- CT_3 – Synthèse des missions CTT et responsabilités selon la loi
- EPI – Catalogue d’équipements de protection individuelle pour les chantiers
- Les missions – Définitions officielles de chaque mission réglementée : L, LP, PS, F, ENV, etc.


Contenus pratiques pour le chantier
Chaque document a été sélectionné pour sa pertinence dans l’exécution de missions de contrôle technique. Ces ressources incluent :
- Fiches normes pour les travaux BTP
- Retours d’expérience de terrain
- Modèles de rapports et check-lists
- Aides à la conformité règlementaire
Exemples de domaines couverts
Parmi les thèmes abordés dans ces ressources :
- Sécurité des travailleurs : port des EPI (casques, gilets haute visibilité, gants contre risques mécaniques, thermiques ou chimiques, dispositifs antichute, DATI), prévention des risques liés aux tranchées, lignes électriques, équipements de chantier
- Contrôle technique réglementaire : missions obligatoires et complémentaires selon la loi du 4 janvier 1978, incluant les missions L (solidité), S (sécurité), PS (séisme), P1 (équipements dissociables), F (fonctionnement), TH (thermique), PH (acoustique), ENV (environnement), HYS (hygiène), CO (coordination), PV (récolement)
En savoir plus
- Infrastructure et ouvrages d’art : surveillance des ouvrages selon le référentiel IQOA, entretien des ponts, état structurel, classe d’urgence.

Organisation des actions de surveillance
Les actions systématiques de surveillance
Les actions systématiques de surveillance font l’objet d’une programmation suivant une périodicité définie par le maître d’ouvrage et comprennent : un contrôle ou surveillance périodique concrétisé par un procès-verbal ou un rapport synthétique ; ce contrôle, voulu simple, réalisé sans moyens d’accès particulier, peut être effectué par les équipes chargées de l’entretien de la voirie sous réserve d’une formation préalable ; diverses formes de procès-verbaux peuvent être proposées au moins pour les ouvrages les plus courants ; le contenu d’un contrôle périodique est précisé ci-après ; des visites ou des inspections détaillées périodiques (IDP) plus complètes réalisées par des équipes ou bureaux d’études spécialisés avec utilisation de moyens d’accès ;


la périodicité est fonction du type d’ouvrage, de sa sensibilité à son environnement et aussi de son état relevé au décours des contrôles périodiques ; par exemple la périodicité peut être de trois ans, six ans ou neuf ans. La définition et la réalisation d’une inspection détaillée nécessitent l’intervention de spécialistes ou de bureaux d’études retenus en fonction de la typologie des ouvrages ; les objectifs principaux d’une inspection détaillée sont précisés ci-après ; des visites subaquatiques : dans le cas où l’ouvrage comporte des parties immergées, celles-ci doivent faire l’objet de visites subaquatiques qui constituent un cas particulier d’inspection détaillée réalisée par des équipes de plongeurs spécialisés. Pour mémoire et bien que cela sorte du cadre de ce guide, deux types de visites doivent également être réalisés systématiquement : l’inspection détaillée initiale : l’inspection détaillée initiale (IDI) définit l’état de référence d’un ouvrage neuf ou l’état de référence d’un ouvrage après de grosses réparations. Pour un ouvrage neuf cette visite doit avoir lieu avant la mise en service, ou exceptionnellement, après mais le plus tôt possible.
Programmation de la surveillance et des travaux
La programmation des dépenses de surveillance et d’entretien se fait sur plusieurs années ; on se rend bien compte que cette programmation « pluriannuelle » n’est possible que si un suivi régulier est réalisé. Si la surveillance est irrégulière, il est en résulte des pics de dépenses qui sont difficiles à supporter et peuvent entraîner, et si les dépenses sont différées, la dégradation des conditions d’exploitation des ouvrages. La programmation permet d’intégrer l’importance sociale et économique relative des différents ouvrages d’un patrimoine. Concrètement, la programmation des travaux nécessite différentes étapes de diagnostics et d’études :


les contrôles périodiques et inspections détaillées constituent un premier constat de l’état des ouvrages ; les études préliminaires de réparation permettent de définir et de cerner la nature, l’ampleur des travaux et les contraintes de réalisation, de cadrer la démarche du maître d’œuvre ; la décision du maître d’ouvrage permet de hiérarchiser la priorité des travaux à réaliser suivant sa stratégie d’entretien ; la programmation pluriannuelle intervient à cette étape ; le rôle du maître d’œuvre est de définir le détail des projets de réparations et de cadrer le marché de travaux ; la maîtrise d’œuvre peut être exercée en régie si le maître d’ouvrage en a les moyens ou faire l’objet d’un marché de prestations intellectuelles ; les travaux proprement dits sont réalisés par des entreprises spécialisées retenues en fonction de leurs références ; les travaux sont suivis par le maître d’œuvre.
Ouvrage d’art
Dans le domaine routier, un ouvrage d’art, est une construction de Génie Civil autre qu’un bâtiment qui permet d’assurer et/ou de protéger la continuité d’une voie de circulation. Il existe trois grands types d’ouvrages d’art routiers : les ponts, les ouvrages de soutènements et les tunnels.


Les ponts : ils rassemblent les ponts et les buses :
Pont : ouvrage permettant à une voie de circulation de franchir un obstacle naturel ou une autre voie de circulation. Suivant la nature de la voie portée, on distingue : pont-route, pont-rail, pont-canal.


Buse : ouvrage hydraulique ou routier de forme tubulaire, en béton armé, en métal ou en maçonnerie, au sein d’un remblai. Les buses peuvent être circulaires, rectangulaires ou de forme ovoïde.
Les ouvrages de soutènement ou « murs »
Ces ouvrages sont destinés à soutenir des terres et sont construits en élévation ou en excavation. Il existe un très grand nombre de types d’ouvrages de soutènement ; les ouvrages les plus courants sont les murs poids, les murs en béton armé, les rideaux de palplanches.


Les tunnels routiers
Le terme tunnel s’applique aux ouvrages qui, quel que soit leur mode constructif, créent un espace confiné. Il peut s’agir de :
Tunnels creusés : ouvrages creusés dans le sol permettant à une voie de circulation de franchir un obstacle naturel (relief, bras de mer, etc.).


Tranchées couvertes : ouvrages totalement ou partiellement enterrés, construits à partir du niveau du sol, qui ont pour vocation première d’assurer la couverture totale ou partielle d’une section de route. Il existe également d’autres types d’ouvrages d’art, plus spécifiques tels que les ouvrages paravalanches, les structures pare-pierres et les pare-blocs.


D’autres dispositifs faisant parfois appel des règles de conception inspirées du génie civil mais ne participant pas la continuité d’une voie de circulation ne sont pas considérés comme des ouvrages d’art ; il s’agit des portiques, potences et hauts mâts (PPHM), des filets de protection, pièges cailloux, des écrans anti-bruit. Toutefois, leur surveillance et leur entretien pourront être inspirés de ceux relatifs aux ouvrages d’art, notamment lorsque certains d’entre eux présentent des enjeux importants en terme de sécurité vis-à-vis des usagers et des impacts environnementaux ou économiques importants.
Ce présent guide concerne plus particulièrement les pont s et les mur s de soutènement courants.


Gestion des ouvrages d’art
Le recensement des ouvrages pour le maître d’ouvrage, il est capital de connaître les ouvrages d’art qui relèvent de sa compétence. C’est pourquoi, toutes les opérations liées à la gestion des ouvrages doivent être précédées par une phase de reconnaissance et de recensement. Les données issues du recensement comprennent au minimum le type d’ouvrage, sa localisation et ses principales dimensions. Toutes les informations collationnées doivent être vérifiées sur le terrain pour tenir compte d’éventuelles transformations ou informations non disponibles dans les dossiers ; des ouvrages non répertoriés peuvent également être découverts à l’occasion d’un recensement exhaustif portée des responsabilités qui lui incombent en tant que propriétaire de cette voie de circulation et des ouvrages qui la supportent.
Entretien des ouvrages
Tous les ouvrages d’art doivent être entretenus et, si nécessaire, réparés. On distingue l’entretien préventif et la réparation. L’entretien préventif consiste à intervenir, soit systématiquement, soit sur la base d’une dégradation prévisible ou amorcée, sur tout ou partie d’un ouvrage avant que celui-ci ne soit altéré. Il vise à prévenir une altération, pour des raisons tant économiques que de sécurité de fonctionnement.


On distingue :
L’entretien courant : les interventions étant réalisées périodiquement en fonction d’un calendrier ;
L’entretien spécialisé, les interventions étant programmées en fonction d’observations.
La réparation consiste à remettre partiellement ou totalement un ouvrage altéré. Elle peut être précédée d’une intervention immédiate pour assurer la sécurité des personnes et doit d’abord faire l’objet d’un diagnostic.

